Loomio

Propriété du nom de domaine: un conseil des sages

Bertrand Hugon PublicSeen by 230

L'idée est de tirer au sort tous les ans le propriétaire du domaine democratiereelle.fr dans un conseil des sages.

Question: comment on trouve des sages ?

Coralie

les sages sont déjà , les anciens (ceux sur les listes des élections européennes ET qui sont toujours actifs..) ... après je ne sais pas si ça fait beaucoup de monde mais je ne pense pas arriver à plus de dix...

Yann Charlou

La réflexion est intéressante mais je trouve cette idée un peu étrange d'un point de vue démocratique.

Tirer au sort c'est démocratique. Mais cela présente le risque de donner un pouvoir très important qui n'a "techniquement" pas de contre pouvoir à une personne qui pourrait ne pas être digne de confiance.

D'où, j'imagine, l'idée du conseil des sages qui seraient tous dignes de confiance.
Mais le principe même du conseil des sages, quel que soit la modalité de désignation des sages, n'est-il pas plutôt oligarchique ?

Cela revient en effet à un petit groupe, dont seuls les membres sont habilités à disposer d'un pouvoir illimité (le fameux nom de domaine).

Pourquoi ne pas simplement créer une entité collective genre asso loi 1901 ? C'est un outil qui existe déjà et qui permet de créer un pouvoir partagé par un groupe de personnes dont les membres peuvent changer régulièrement selon les modalité qu'on veut (TAS, volontariat, Paul le poulpe, ...).

Bertrand Hugon

C'est sûr qu'un conseil restreint c'est oligarchique. Je dirais même plus, c'est plus monarchique que démocratique, puisque à un instant donné le nom de domaine n'est dans les mains que d'une seule personne.

Bon maintenant faut voir que l'on vient de la monarchie pure, et la stratégie des petits pas me paraît bien plus prudente, et la prudence est de mise vu qu'il s'agit in fine d'un choix collectif.

Et le collectif a je pense tout à y gagner vu qu'il ne cherche pas dans ce conseil des sages des maîtres pour indiquer la voie, mais tout simplement des gardes-fou pour éviter que n'importe-quoi soit publié sur le site.

Yann Charlou

Ok pour la stratégie des petits pas. Mieux vaut éviter de se noyer dans les concepts et chercher à monter une usine à gaz directement.

Par contre, on reste confronté au problème que quelle que soit l'organisation que l'on choisisse, si on a pas de personne morale (asso, société, parti, ...), le nom de domaine sera techniquement possédé par une unique personne physique qui détiendra de fait le fameux pouvoir ultime sans garde fou.

Perso, je n'ai pas trouvé de solution technique plus simple qu'une association loi 1901. Ca se crée facilement. Ca ne coûte rien. On peut organiser sa gestion comme on veut (donc de manière démocratique avec de véritables contre pouvoir de tout les membres, sympathisants,...).

Les statuts peuvent très bien limiter son rôle à la simple gestion des actifs. Ainsi elle n'aurait pour ainsi dire rien à voir avec le mouvement lui-même qui pourrait rester libre et s'organiser à côté comme il veut.

Hydronium

La création d'une asso loi 1901 coûte 44 € car il est obligatoire de l'annoncer au journal officiel et les insertions y sont facturées par la DILA : http://www.journal-officiel.gouv.fr/documents/externe/TARIFS/tarifs_insertion_joafe_2015.pdf

C'est toutefois indispensable de créer une personne morale si l'on veut disposer de recours contre la personne qui a les codes du domaine. C'est pour cela que chez les GV il y a une asso de gestion du patrimoine qui est propriétaire des noms de domaine et hébergements et dont vous pouvez trouver les statuts là : http://patrimoine.gentilsvirus.org/

Bertrand Hugon

C'est vrai que ces statuts sont intéressants maintenant je ne pense pas qu'ils soient adaptés à DR. Par exemple chez DR le problème ne viennent pas tant des gens qui voudraient nuire à DR que des gens qui pourraient l' utiliser pour arriver à on a pas trop compris quoi. Eh oui quoiqu'on en dise à partir du moment où DR participe aux élections DR devient un objet de pouvoir, alors que les GV restent dans l'éducation populaire pure, ya moins de pression.

Moi ça ne me dérange pas que le nom de domaine soit détenu par une seule personne, à partir du moment où cette personne est considérée sage par quelques actifs du mouvement, ou anciens, comme vous voulez.

Un sage ne laissera pas publier quelque chose qu'il considère comme contraire à l'esprit de la démocratie réelle, c'est tout ce qu'on lui demande.

Le fait qu'en période d'élection il y a plus de pression n'est pas vraiment gênant. Certes dans ce cas le propriétaire du nom de domaine est soumis à la pression, mais il peut demander conseil à d'autres sages reconnus qui peuvent voir les choses d'un peu plus haut et dans une ambiance plus apaisée.

Une autre raison qui me fait penser que la création d'une association n'est pas dans l'esprit DR, c'est qu'on a présenté 9 listes aux départementales, 5 listes aux européennes, notre clip de campagne a été diffusé à la télé et à la radio publiques, les comptes de campagne IDF ont même été validés par la CNCCFP, et pour ça on a créé zéro association loi de 1901.

Ce que vous ne voyez peut-être pas c'est qu'en voulant trop sécuriser on se met en danger. Et la sécurité absolue n'existe que dans l'absolu, et là on est dans le réel.

Yann Charlou

@bertrandhugon

Ce que vous ne voyez peut-être pas c'est qu'en voulant trop sécuriser on se met en danger.

Tu penses à quels dangers dans le fait d'utiliser une asso ?

Bertrand Hugon

Ben déjà on prend le risque de se couper de la base qui ne comprendra pas pourquoi on créé une assoce alors que c'est pas vraiment utile, vu qu'il suffit de se faire un minimum confiance pour que tout aille pour le mieux.

Créer une assoce, c'est demander l'assistance de l'Etat pour palier à notre manque de confiance réciproque, mais du coup c'est en totale contradiction avec notre idée de citoyen autonome politiquement.

De plus tout pouvoir a tendance à s'autonomiser, et là c'est clair que l'asso, personne morale reconnue par l'Etat aura du mal à être contrôlée par ce Loomio, qui bien qu'encadré par une charte reste somme toute assez informel.

Et puis il faudra se mettre d'accord sur un statut, de longues discussions en perspective qui nous éloignent de l'action.

Je te dis ça, c'est l'impression que j'ai en demandant leur avis aux anciens. Sur deux personnes contactées par mail, j'ai eu droit à un "je suis d'accord avec Xavier", ce qui te donne une idée de l'ambiance générale.

Yann Charlou

C'est sûr que quand il n'y avait que Valentin c'était plus simple. Après, s'il y a un autre volontaire et que tout le monde est d'accord pour lui transmettre le nom de domaine après tout...

En revanche, si cette personne n'existe pas ou ne se présente pas et qu'il est nécessaire de partager la propriété du nom de domaine à plusieurs, je ne connais aucune autre solution que l'asso.

Après, même si je comprend l'idée de vouloir rester totalement libre, je ne pense pas qu'une asso qui ne s'occuperait de rien mais ne serait qu'une entité "technique" nous empêche de nous organiser comme on veut.

Il n'existe aucune loi, à ma connaissance, qui régisse la rédaction des statuts ou le fonctionnement d'une asso. Rien ne nous empêche donc d'inscrire dans les statuts que les décisions de l'asso seront prise via Loomio par les membres du groupe Démocratie Réelle qu'ils soient ou non membres de l'asso.

Après, l'argument de refuser l'aide de l'état me parait un peu exagéré. N'oublions pas que nous utilisons les élections comme support de notre action. Donc on fait déjà largement usage des outils proposés par l'état et en plus d'un des plus contestables.

Bertrand Hugon

Bon écoute on est pas d'accord c'est pas la peine d'en faire un drame. Je vais mettre au vote une modification de la charte pour instituer le conseil des sages, et si ça ne passe pas tu reprends la main qu'est-ce que tu veux que je te dise.

De ce que j'ai compris des échanges que j'ai eu ici ou ailleurs:

  • Valentin veut passer la main pour le nom de domaine;
  • Un sage ne dit pas qu'il est sage, il parle peu et il ne demande rien
  • Celui qui ne fait pas suffisamment confiance n'est pas très sage
  • En général les gens ne sont pas sages, mais au fond de leur cœur ils savent reconnaître les sages et nourrissent une certaine admiration à leur égard

Et puis après si l'assemblée veut qu'une assoce soit créée, et que les sages sont d'accord, pourquoi pas.

Yann Charlou

Pas de problème. Ca me parait bien de faire comme ça.

Peut-être serait-il aussi possible que certains fassent des propositions. (par exemple désigner un sage, une personne tirée au sort ou autre chose) dans la discussion qui porte sur la gestion du site. Je suis tout seul à m'être proposé et c'est pas top du tout. J'ai pas envie qu'on me soupçonne de vouloir prendre le contrôle de quoi que ce soit.
Je le rappelle pour le nom de domaine, y a pas besoin de compétence technique. Donc n'importe qui peut le faire.

https://www.loomio.org/d/z0xAk5RX/partage-du-webmastering-du-site-dr

Bertrand Hugon

Pour les sages un peu de formalité s'impose je pense, pour qu'on ne puisse pas mettre en cause leur légitimité par la suite. C'est pourquoi j'initie un pad pour leur ajout dans la charte. Les idées de simplifications sont les bienvenues, surtout si quelqu'un connait un outil qui permettrait de se passer du mail.

Bertrand Hugon

Gel de la discussion sur le Conseil des sages jusqu'à février 2016

Motif: le nom de domaine est réservé jusqu'à mi 2016 donc ya pas urgence, par contre du côté des régionales ya le feu au lac.

Etat actuel de la discussion: chaque membre de l'assemblée se verra proposer la liste complète de ladite assemblée, et chacun pourra proposer deux noms en disant pourquoi il désigne ces deux personnes.

Philippe Ponge

Un outil pour se passer des mails ? => ici même ! En toute transparence et classé par sujet.
Je vous propose à ce sujet une contribution de DR-Nal à Loomio, comme asso il est vrai on pourrait avoir des collectes de fonds gratuites via Hello assoc. Le statut a toujours posé question et en pose toujours légitimement.
Pas d'urgence pour les RÉGIONALES, mais C'EST MAINTENANT !
Chaque région est autonome et il faut un nom de domaine pour chaque, le national renvoyant tout simplement dessus je pense.
+ ce qui est super d'habitude (tracts, affiches, BV numérique, infos,...).

Bertrand Hugon

Merde, exact, j'ai pas mis une persistance assez longue, c'est de ma faute. De mémoire une procédure de désignation un peu plus compliquée, après avoir été écartée, revient sur le devant de la scène: chaque membre de l'assemblée se voit présenter la liste de tous les membres de l'assemblée et peut répartir parmi eux jusqu'à dix points de sagesse. Bien entendu personne ne peut s'attribuer à lui même de la sagesse, et à la fin on regarde qui sont ceux qui ont recueilli le plus de points.

D'autres remarques concernaient entre autres, les critères de sagesse mais je n'ai plus tout en tête.

Quentin Grimaud

Personnellement, je suis d'avis que le propriétaire du nom de domaine soit une seule personne, ou bien l'asso du patrimoine des Gentils Virus (s'ils acceptent. par exemple ils pourraient accepter de mettre en oeuvre chaque modif décidée par notre conseil des sages). Mais je suis plutôt contre qu'on crée une asso pour ça (où seront les sages) pour la mettre propriétaire du nom de domaine, ou qu'on ait un conseil des sages "informel" alors qu'en réalité le nom de domaine appartiendra à une seule personne. Parce que ces 2 dernières solutions seraient trop compliquées et chronophages.

Quentin Grimaud

Je viens de penser à une solution qui fait un compromis entre conseil des sages institutionnalisé et propriété du nom de domaine par une seule personne :

Le nom de domaine pourrait appartenir à une seule personne, mais il signe avec d'autres (les membres du conseil des sages) un accord qu'il diffuse publiquement, où il s'engage à ne faire que les opérations qui auront été décidées par ce conseil, et à les réaliser dans un temps donné (raisonnable) après qu'ils aient pris leur décision. Le propriétaire pourrait être l'un des sages ou ne pas en être un et n'être qu'un exécutant. Comme ça, certes il peut nous trahir (donc ça n'enlève pas la nécessité qu'on choisisse une personne de confiance), mais on pourra annoncer publiquement la trahison et lui faire mauvaise réputation. Donc ce serait un peu comme le contrat signé qu'on avait fait signer aux tirés au sort de la liste finale aux européennes.

Le propriétaire pourrait peut être avoir un veto sur le contenu diffusé sur le site s'il pense que ce contenu aurait de très fortes chances de lui causer des ennuis judiciaires (car il est juridiquement responsable du contenu, ce qui peut lui donner des ennuis légaux/juridiques car il y a des types de contenus qu'il est interdit de publier par la loi).

Quentin Grimaud

Si on fait ce genre de truc, qui voudrait candidater au poste de propriétaire et qui voudrait candidater à l'un des postes de conseil des sages ? Moi je candidaterais probablement aux 2

Guillaume Bouffé

Bonjour. Pour moi la propriété du nom de domaine importe peu. Qui a les codes d’accès? pour moi la personne désignée (par le sens commun et dans l’intérêt général)) est celle (ou ceux) qui a/ont la main sur le site (webmestre/s); charge à lui/eux de communiquer les modifs et faire valider/voter/auditer les modifications (même à posteriori/une fois en ligne)

Philippe Ponge

Bonsoir,

techniquement le nom de domaine est dissociable et je le crois à dissocier du, de la ou des webmasters. D'ailleurs comme déjà écrit je ne vois aucune raison pour que Valentin ne conserve pas dans le climat actuel cette propriété, avec paiement au besoin par nous des quelques frais.

La séparation des " pouvoirs " et aussi donner à celle ou celui qui est prêt à nous le céder ce patrimoine collectif me paraît toujours très sain s'il l'accepte. D'autant qu'au delà ne pas y tenir il en est aussi l'initiateur avec Olivia, ce qui n'est pas rien.

Si ce n'est le cas, je candidate faute de temps, uniquement pour l'instant à la propriété du nom de domaine pour le protéger uniquement de tout abus et vous engagerais alors à effectuer des sauvegardes régulièrement pour doubler les miennes. Procédure à définir.

Comme il est question de confiance, et je le précise sans aucune motivation liée à la réciprocité, je signale ne plus faire confiance à Bertrand Hugon pour des faits avérés et déjà signalés dans ce groupe. À ce titre je demande qu'il ne puisse en être propriétaire, une sorte de veto en tant que membre du conseil des " anciens ".

Si cette envie peut s'appliquer, cela ne me pose aucun problème qu'elle s'applique bien sûr à moi même si un ancien dont Bertrand la demande à mon égard.

Très démocratiquement vôtre, Philippe.