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Une Ecole ouverte sur le monde qui forme des citoyens

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• Un citoyen en devenir
Si l’on s’accorde sur le rôle majeur de L’École sur la formation des citoyens, elle ne porte pas à elle seule cette responsabilité. Les parents, les acteurs politiques, la société interviennent également. Ainsi, l’alliance avec les familles est fondamentale dans ce domaine.
Les parents de la PEEP proposent que les actions dites de citoyenneté soient élaborées avec les représentants de parents d’élèves des établissements scolaires.
Si l’apprentissage de la citoyenneté passe en premier lieu par une connaissance de nos institutions et du fonctionnement de notre démocratie, elle requière également d’être pratiquée, d’être appréhendée, en « exerçant » sa citoyenneté.
Il est nécessaire de créer des instances où les représentants des élèves pourront véritablement être décisionnaires sur l’organisation de la vie de l’établissement qu’ils fréquentent : le projet d’établissement, le règlement intérieur, les actions développées par les élèves, etc.
Plus globalement, la PEEP soutient que le rôle des délégués élèves doit être renforcé dans les établissements. Animateurs de la démocratie scolaire, ils pourront intervenir également dans la prévention des conflits et de toutes autres formes de violence. Les établissements scolaires se mobiliseront pour soutenir la création de journaux des élèves et toutes formes d’expression.
Le statut de délégué des élèves pourra être étendu aux écoles primaires.
Par ailleurs, une cérémonie pourrait être organisée au début de la classe de 5ème, moment où les élèves vont avoir en grande majorité 13 ans, pour leur montrer qu’ils entrent à cet âge dans une période (13/18 ans) où la société leur reconnaît une part de responsabilité personnelle dans tous leurs actes.

• Un citoyen éclairé
L’école permet la transmission d’une culture commune. Pour qu’une culture commune à toute notre société perdure, elle doit être avant tout redéfinie, puis partagée. Pour atteindre cet objectif, la co-construction avec les parents nous semble encore une fois indispensable.
Les parents de la PEEP proposent la création d’une nouvelle instance d’élaboration des programmes, composée non seulement des experts de l’éducation mais intégrant aussi des acteurs de la vie civile, dont les parents d’élèves bien entendu. Ainsi, une définition de notre culture commune, allant au-delà même des valeurs de la république, de la laïcité pourra être réaffirmée.
La culture, levier de lutte contre les inégalités, doit être partagée : à l’instar des associations sportives, la PEEP propose la création d’une association culturelle et artistique, ACA, au sein de chaque établissement scolaire, regroupant élèves, parents, enseignants et acteurs du monde culturel. L’association aurait pour mission d’organiser et de coordonner les actions culturelles et artistiques dans le cadre du parcours d’éducation artistique et culturelle, en primaire et collège notamment.

• Un citoyen libre dans un monde connecté : numérique et informatique
La société d’aujourd’hui est digitale et le sera encore davantage demain. L’Ecole doit aider les élèves, citoyens de demain, à comprendre le monde qui sera le leur : celui des algorithmes et du digital. Pour rester un citoyen libre, il est nécessaire de maîtriser le monde dans lequel on vit, les flux d’informations, les mécanismes des réseaux sociaux et connaitre l’économie d’internet.
Dans ce cadre, l’Ecole, à l’instar des familles, a pour mission de renforcer la capacité à l’esprit critique et à l’expression des jeunes.
La PEEP soutient l’enseignement de l’informatique, des classes de primaire jusqu’au lycée, ainsi que la création d’une discipline ouvrant sur un CAPES et une Agrégation. Des professeurs compétents sur un sujet majeur !

• Un citoyen ouvert sur le monde : les langues vivantes
La maîtrise de deux langues vivantes est un nouvel essentiel dans notre société.
Plus axé sur l’oral, l’enseignement des langues vivantes devra être complètement réformé. Des dispositifs mettant en place l’enseignement de disciplines en langue étrangère pourraient pour exemple être développés.
Les élèves doivent pouvoir au cours de leur parcours scolaire séjourner régulièrement à l’étranger pour découvrir d’autres cultures et pratiquer d’autres langues. Les dispositifs d’échange entre les établissements européens doivent être multipliés : rencontrer des cultures différentes, faire des stages à l’étranger sont autant de moyens d’acquérir de l’autonomie, de mettre en perspective et de définir sa culture nationale et sa conception de la citoyenneté.

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Poll Created Tue 24 Jan 2017 10:26AM

La PEEP souhaite une Ecole qui forme des citoyens éclairés, libres et ouverts. Closed Fri 17 Feb 2017 10:01AM

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Laurent Fri 27 Jan 2017 5:05PM

Le sujet est très vaste, je me concentre dans un premier temps sur "Un citoyen libre dans un monde connecté" : je suis très partagé sur votre approche. Il faut bien entendu préparer nos jeunes à un monde digital, mais la confusion très à la mode avec l'algorithmique me semble une fausse piste.
Il y a pour moi trois pistes :
1. Savoir trouver et utiliser l'information digitale. C'est pour moi le premier point important mais cela ne constitue pas une matière. Ma génération a appris à chercher un mot dans un dictionnaire, un sujet dans une encyclopédie et dans une bibliothèque avec des professeurs de Français, d'Histoire-Géo, de Physique. Les professeurs d'aujourd'hui doivent pouvoir former au mode d'aujourd'hui. Par contre cela suppose une évolution des objectifs de l'éducation avec un glissement du savoir brut vers le savoir trouver et savoir analyser.
2. L'informatique en primaire, c'est bien pour ceux qui deviendront informaticiens… mais la soudure c'est mieux pour ceux qui deviendront plombiers. On apprend à se laver les mains aux enfants sans cours de robinetterie, apprenons-leur à utiliser le digital sans algorithmes. J'ai appris les bases de ce que j'utilise encore pour coder en cours de mathématique dans les années 70, avec des démonstrations utilisant les mots "si" "alors", "donc", et l'utilisations de "nous savons que", et "nous avons démontré que". A mon avis le reste c'est de la formation professionnalisante ou une option de première S".
3. Reste la bonne utilisation des réseaux sociaux, et on retombe sur ce que les ministres appellent le danger des algorithmes, je pense que le danger est de donner à des gens plus d'informations qu'ils n'en ont besoin. Les algorithmes, le Big Data, et autres permettent et permettront de tout croiser avec tout. C'est un danger, mais avertir les jeunes du risque, leur dire que lyncher quelqu'un sur facebook c'est comme le lyncher à coups de pied dans la rue, est-ce du domaine de l'éducation parentale ou nationale ? En tout cas plus du ressort d'un psy que d'un agrégé d'algorithmique. On a besoin d'assez de développeurs professionnels pour les occuper, ces profs d'informatique.
Je m'arrête là, c'est probablement suffisant pour prendre une volée de bois vert.